La ventilation de chute, les normes

Toute personne qui ne dispose pas de ventilation de chute sur son installation d’eaux usées peut créer au passage d’une grosse masse d’eau dans le tuyau d’évacuation (une chasse d’eau par exemple), une forte dépression qui aspire la garde d’eau du siphon. Cela remonte et répand des mauvaises odeurs dans la pièce. 

 

Pour supprimer le désiphonnage, il faut obligatoirement une ventilation avec une prise d’air extérieure qui va compenser l’appel d’air produit dans les canalisations. Il existe deux types de ventilation de chute : la primaire et la secondaire.

 

Afin de prendre en compte les nouveaux référentiels européens, et notamment la norme européenne NF EN 12056 (2e partie) qui s'applique à l'ensemble des systèmes d'évacuation des eaux usées dans tous les États membres, le NF DTU 60.11 — qui datait d'octobre 1988 — a évolué. Il indique les systèmes d'évacuation applicables en France en conformité avec la norme. 

 

 

Pour rappel, ce document vise les évacuations traditionnelles, c'est-à-dire de type gravitaire, avec un écoulement libre et une chute d'eau non pleine, comprenant au moins deux chutes (l'une pour les appareils sanitaires et l'autre pour les toilettes). Le nouveau NF DTU ne s'applique donc pas aux chutes uniques récoltant l'ensemble des eaux ménagères et des eaux vannes. 

 

Ce nouveau NF DTU fournit les règles à suivre pour le dimensionnement des évacuations des eaux usées. Il précise les diamètres minimaux de raccordement pour assurer une bonne évacuation au niveau des appareils sanitaires ou des groupes d'appareils. Il indique également les diamètres des colonnes de chute en fonction des débits admissibles. Enfin, il donne les diamètres des collecteurs en pied de chute en fonction des débits évacués. Il est à noter que les règles de calcul précisent la façon de calculer le débit probable d'évacuation, qui n'est pas la somme de l'ensemble des débits, mais une valeur statistique caractérisant la simultanéité de fonctionnement des appareils.